exposition « Elementi di geometria sentimentale (volume uno) »

Vernissage vendredi 29 mai 2015 à 18h30

L’exposition « Elementi di geometria sentimentale (volume uno) » est le premier événement qui ouvre la programmation de l’espace de la nouveau-née association culturelle Egg Visual Art.

La collaboration entre Egg Visual Art, Zona B – une association florentine – et Stanza 251, un magazine en ligne de littérature et des visuels, constitue une première référence géométrique, un triangle (vertueux dans l’attente de tous ceux qui sont impliqués) qui va devoir – nous le souhaitons – se transformer en des nouvelles formes polyédriques qui créeront un véritable réseau des partenariats liés à l’art et à la culture. Certes, le sens mathématique du terme est lié aussi, selon la vision du commissaire de l’exposition Sergio TOSSI, au travail des trois artistes présents dans ce premier rendez-vous.

Les tableaux semi-abstraits de Stefano LORIA rassemblent des langages différents qui se touchent et se côtoient à la fois. On y retrouve une pseudo froideur qui se fond dans l’analyse des mondes uniques et pénétrables, y compris celle du choix des titres où la composante «poétique» de l’artiste LORIA est discrètement évoquée. Des signes primordiaux, des architectures et des paysages minimales. Des fonds de couleur d’une platitude minimale, mélangés comme dans un souvenir d’expressionisme. Les œuvres de LORIA ne sont pas facilement définissables tout comme des lignes droites qui se rencontrent sans cesse.

Les photographies de Francesco NICCOLAI, au moins une partie d’entre elles qui seront exposées, se caractérisent pour la sérialité et la possibilité de se multiplier. Les maisons, les bâtiments, les stations-service, sont présentés comme des véritables « portraits » d’une anthropologie personnelle issue des voyages dans des territoires contigus desquels nous échappe la «soi-disant normalité ». Le regard de NICCOLAI ne s’adresse pas forcement au spectaculaire. Ses images ne sont qu’apparemment neutres, elles sont en réalité imprégnées de sentiment et de respect.

Beatrice SQUITTI nous livre un travail de composition des fragments apparemment inhomogènes. La similitude mathématique les associe à des expressions riches de signes et de parenthèses qui sont révélées et simplifiées à la fois à travers des délicats passages de sens. Tout ce qui paraît impossible à intégrer dévient, miraculeusement l’on dirait, un nouveau sujet qui dessine des paysages imaginaires et peuplés des fractions d’icônes, des simulacres d’histoires. Il s’agit d’une recherche délicate et fascinante qui clôture le triangle artistique que l’exposition propose.

Les trois artistes travaillent avec le magazine Stanza 251 (LORIA étant lui même l’un des fondateurs).

Pendant la soirée d’ouverture, pour souligner le lien entre l’art visuelle et la littérature, Matthew LICHT et Simone LISI liront certaines parmi leurs contes magistralement accompagnés par Marco « Shark Guitar «  NAFFIS.

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